Un exemple ambitieux d’où peut mener une école d’été est sans doute le «Black Mountain College», fondé en 1933 dans les forêts de la Caroline du Nord et actif jusqu’en 1956. Il s’agissait alors d’une institution d’enseignement expérimental qui visait à renouveler l’enseignement académique, prônant une grande indépendance de l’étudiant. Josef Albers, l’une des sommités du «Bauhaus», était nommé comme premier directeur.
La période d’après-guerre se révélait comme l’âge d’or de l’institution : à cette époque le
musicien John Cage, le choréographe Merce Cunningham et l’architecte, mathématicien et écologiste Buckminster Fuller y enseignaient. Surtout leurs cours d’été pouvaient être considérés comme des expériences multidisciplinaires. En 1952, John Cage et Merce Cunningham ont organisé, en collaboration avec Robert Rauschenberg (parmi d’autres), une pièce de théâtre nommée «Number One», un exemple précoce d’un happening multimédia.
Lors de la première édition de notre école d’été, une perspective pragmatique a été adoptée, focalisant sur les façons dont un artiste peut développer sa carrière et son réseau. Cette perspective porte sur le fond aussi bien que sur la forme. Les sessions respectives ont été guidées par Kathleen Deboutte, associée au Guichet des arts.
A midi, du feed-back additionnel a été donné par le biais de conférences traitant les différentes médias (musique, art et architecture).